Ce marronnier n'est pas vieux. Il a tout juste douze ans, planté au centre de la place Marc-Aron en décembre 2014 pour remplacer une statue nommée Renaissance que la rénovation de la place avait retirée. Ce qui justifie l'arrêt, c'est son origine : il vient d'une bouture du marronnier qu'Anne Frank voyait par la lucarne de sa cachette d'Amsterdam, l'arbre qu'elle décrit dans son journal comme l'une des seules choses la reliant au dehors. L'arbre d'origine est tombé lors d'une tempête le 23 août 2010. Avant sa chute, la Fondation Anne Frank en avait déjà prélevé environ 150 boutures et envoyé les jeunes plants à des institutions et des lieux publics du monde entier, Washington, Jérusalem et Paris parmi eux, si bien que l'arbre du journal a continué de pousser en dizaines d'endroits après la disparition de l'original. Celui de Lyon est arrivé rue Moncey lors d'une cérémonie publique et se dresse aujourd'hui sur une petite place à deux minutes de la station Place Guichard, signalé par rien d'autre que sa propre plantation. Il ne sera pas avant très longtemps l'arbre le plus vieux ni le plus grand de Lyon, peut-être jamais. Il est ici pour ce dont il descend plutôt que pour ce qu'il a vu lui-même, la seule entrée de cette liste dont toute l'histoire précède ses propres racines.
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S'y rendre
Place Marc-Aron, rue Moncey, 69003 Lyon
Gratuit, place publique, ouverte en permanence
Courte marche depuis la station de métro Place Guichard - Bourse du Travail (ligne B), même rue (rue Moncey)
Sources
D’où viennent les informations de cette page. L’histoire a été écrite avec une IA à partir de ces sources, et les lecteurs qui connaissent l’arbre la corrigent.
