Le chiffre le plus connu pour ce marronnier a quarante centimètres de retard. Deux récits publiés du jardin lui donnent un tronc de 330 centimètres ; le registre municipal en mesure aujourd'hui 370. Rien ne cloche. L'arbre a continué de pousser pendant que les papiers restaient en place, ce qui est la plus réjouissante des divergences entre sources. Il a été planté en 1902, et le registre comme les deux récits s'accordent sur ce point, ce qui en fait l'un des arbres les mieux datés de cette page. En 1902, la basilique au-dessus de lui était un chantier : les travaux du Sacré-Cœur ont couru de 1875 à 1914, si bien que le marronnier a passé sa première douzaine d'années à pousser sous les échafaudages et les grues. Le jardin, lui, est arrivé plus tard encore, dessiné en 1927. Les marronniers sont l'arbre le plus familier de cette liste et le plus tenu pour acquis. Celui-ci fait 21 mètres sous un houppier large et régulier, et il fait à l'heure les deux choses pour lesquelles on aime l'espèce : des épis de fleurs blanches dressés partout sur lui en mai, des marrons sortis de leur bogue verte sur l'allée en septembre. Une correction au nom que Paris lui donne. Le marronnier d'Inde ne vient ni d'Inde ni d'ici. Il est sorti des montagnes des Balkans au XVIe siècle, et l'Europe le plante dans ses squares depuis.
6 Place Saint Pierre
Gratuit, jardin municipal public (square Louise-Michel), horaires habituels des parcs parisiens, fermé la nuit
Anvers (métro 2) ou Abbesses (métro 12), 5 à 8 min à pied en montant la butte Montmartre
Sources
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