Ce cèdre descend en droite ligne des cèdres de Beaulieu, à l'autre bout de la ville : il a poussé à partir de leurs graines, le jour où la famille Lullin a jugé que sa propre propriété du bord du lac méritait l'arbre à la mode que tout le monde plantait. Le cèdre du Liban est devenu, dès 1800 environ, l'acquisition obligée des parcs paysagers à l'anglaise de Genève, et le domaine de La Grange, plus tard le plus grand parc de la ville, a reçu le sien quelque part dans cette fenêtre, sans qu'aucune source ne fixe l'année exacte. Deux siècles plus tard, l'arbre a dépassé la génération de ses parents : 7,62 mètres de circonférence de tronc et un peu plus de 25 mètres de haut selon une mesure de 2019, un tour de taille qu'il faudrait quatre ou cinq adultes bras tendus pour encercler. Le parc La Grange a une note littéraire qui vaut d'être connue : Franz Liszt et Marie d'Agoult ont séjourné au domaine dans les années 1830, et leur fille Cosima, future épouse de Richard Wagner, est née tout près pendant ce même séjour. Le cèdre était alors déjà un jeune arbre solide, engagé depuis des décennies dans sa croissance vers le géant qu'il est devenu. Il se tient près de la maison de maître, arrêt facile sur une promenade entre la roseraie et les quais.
Parc La Grange, avenue William Favre, near the main house, Eaux-Vives
Gratuit, parc ouvert à toute heure
Bus ou tram jusqu'aux Eaux-Vives, puis courte marche, environ 15 minutes depuis le centre
Sources
D’où viennent les informations de cette page.
- Au registre officiel: Arbres remarquables, Ville de Genève
- monumentaltrees.com
- geneve.ch